Il y a un an, les métallos de Vallourec (anciennement SMFI) manifestaient leur désarroi, au même titre que les collègues de tous les sites du groupe métallurgique, en France, après l’annonce d’un plan social massif (2.000 suppressions de postes en Europe, 1.050 en France, 87 à Cosne). À Cosne, un des deux sites de production de barres de forage sera rayé de la carte.

Mutations et départs en retraite pour la plupart des postes supprimés

En plein creux de la vague de l’industrie pétrolière et dans un contexte de mondialisation de l’économie, Vallourec se restructure. Le groupe doit faire face à une nette baisse de commandes et un transfert vers la Chine ou le Brésil, de fabrications spécifiques. Suivant notamment la baisse des cours du pétrole, l’action Vallourec a dévissé de 40 € (2013-­2014) à moins de 10 € en 2016 (7 € en 2017). L’État français a consenti une aide exceptionnelle de 500 millions d’euros, en 2016, en contrepartie de garanties sociales.

À Cosne, le sort de l’unité de production de la rue des Frères­Lumière (derrière la gare SNCF) est scellé depuis plus d’un an. Le groupe a choisi de réduire la capacité de fabrication et de se replier sur l’autre unité, à Villechaud. Le déménagement sera terminé en cours d’année.

La fermeture du site du centre-ville signifie la suppression de plus de 87 emplois : 71 postes réellement affectés et 16 postes vacants. Les négociations ont porté, en cours d’année 2016, sur les conditions d’indemnisation des salariés, une prime de départ et une fraction de salaire mensuel pour chaque année d’ancienneté.

À ce jour, près de 50 % de l’effectif a pu bénéficier du plan retraite (39 salariés) et une trentaine d’autres a retrouvé un emploi, en interne, localement ou en quittant la région. Quelques personnes se trouvent encore sans emploi.

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