“Ce mouvement de grève, on ne le fait pas de gaieté de coeur, estime Philippe Janot de Force Ouvrière (FO). Si on en arrive là, c’est qu’il y a un ras-le-bol généralisé “. FO et la CFDT ont appelé les agents départementaux à la grève pour manifester devant le Conseil départemental à l’approche de l’assemblée plénière pour le budget, qui devait se tenir à 14 heures. Ce sont près de 150 personnes qui ont répondu à l’appel dénonçant des conditions de travail devenues parfois trop difficiles à gérer. Après plusieurs heures de négociations avec la présidente du Conseil départemental, Valérie Simonet, les syndicats ont salué quelques avancées sur différents points de discorde.

56 postes vacants

Il faut dire que les revendications des syndicats tournaient autour de plusieurs sujets, notamment les postes vacants. Sur les 1.200 agents employés par le département dans divers services tels que la voirie, le social, administratif ou dans les collèges, on dénombre pas moins de 56 emplois non pourvus. “ Le problème, c’est que les bras manquent et que les agents doivent donc effectuer plus de tâches, peste Nadine Meritet de la CFDT. Il est impératif de faire disparaître la souffrance au travail “.

Les syndicats se mobilisaient également contre les non-remplacement des départs en retraite, qui affaiblissent un peu plus les différents services. “ En n’aidant pas les services publics, c’est le département tout entier que l’on malmène, analyse Franck Glesaz de FO. Après, il ne faut pas s’étonner que la Creuse ait perdu 3.000 habitants en cinq ans “.

Sur le personnel, les syndicats ont pu compter sur plusieurs promesses. Deux réunions seront organisées sur la question et les rapports concernant le personnel soumis à délibération seront revus lors de la prochaine assemblée plénière (mercredi).

Le budget alloué aux routes était aussi au menu. Il aurait quasiment été divisé par deux en deux ans.

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