Elle se syndicalise pour donner la parole aux salariés

Ingénieure formée à Lyon, originaire du centre de la France, Cécile Maire n’avait aucune raison de se plonger un jour dans l’histoire de l’amiante en Normandie. ” Je travaillais comme ingénieure près d’Orléans, dans le département éclairage de Philips, quand j’ai été mutée à Caen en 2001, pour travailler sur les semi-conducteurs. “

Cinq ans plus tard, alors que se profilent des restructurations au sein du site caennais de NXP, Cécile Maire prend ses premières responsabilités syndicales : ” J’avais envie de donner la parole aux salariés, qu’ils puissent être entendus. “ Elle intègre la CFDT pour ne plus la quitter.

Un mémoire de Master sur l’amiante

Lorsque se présente en 2010 la possibilité de prendre à temps plein la tête de l’union régionale CFDT de la branche métallurgie (environ 80 000 salariés en Normandie), Cécile Maire hésite : ” J’allais abandonner un emploi d’ingénieur pour un poste soumis à mandat… J’ai demandé à suivre une formation diplômante, au cas où ! “

Elle opte pour un master à l’Institut des sciences sociales du travail, une antenne de l’université Paris I. ” Pour mon mémoire, j’avais envie de parler d’autre chose que des ingénieurs… “ Lors d’un cours consacré aux maladies professionnelles, Cécile Maire entend parler pour la première fois du mortel amiante : ” J’ai été frappée par le fait qu’une première alerte ait été émise en 1906… “ Elle tenait son sujet.

Et un mode d’emploi du syndicalisme

Un véritable trésor l’attendait : ” Les archives de la CDFT bas-normande, depuis 1950. “ Sans oublier bien sûr, les témoignages des anciens militants de Condé-sur-Noireau, dans le sud du Calvados. ” Cela a parfois été assez conflictuel entre eux, en particulier à partir des années 1970. “ Des oppositions nourries par un dilemme : que préserver, la santé ou l’emploi ?

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